Dernière mise à jour : 7 décembre 2018

Environnement, « en même temps »

Inscrire la protection de l’environnement dans la Constitution. Pourquoi pas ? À moins que ce ne soit une simple posture de l’Élysée et de son ministre d’État, Nicolas Hulot ?

Fondation d’une éolienne
Le béton et le ferraillage des éoliennes sont enfouis à jamais dans nos champs.

Par Claude Dejoue

Sud Ouest 5 août 2018 Gironde

Le courrier des lecteurs

Environnement

Inscrire la protection de l’environnement dans la Constitution. Pourquoi pas ? À moins que ce ne soit une simple posture de l’Élysée et de son ministre d’État, Nicolas Hulot ? En son temps, on y a bien inscrit le principe de précaution. Quid du résultat ?

Les plus pragmatiques n’y verront qu’un acte de défiance supplémentaire vis-à-vis du progrès ou des idées nouvelles qui conduit nos élites à travailler sous d’autres cieux mais également à laisser notre pays à la remorque de nations plus modernes au niveau des mœurs et des idées. Les dogmatiques seront confortés dans leur certitude et seront satisfaits que des mesures soient prises pour interdire ce qu’ils ne cautionnent pas.

Sérieusement, comment imaginer qu’au nom de la biodiversité on puisse prendre des mesures contraignantes pour limiter la macadamisation des sols et que « dans un même temps » l’on déverse dans nos champs et sur nos côtes des milliers de tonnes de béton pour implanter des éoliennes ?

Est-il cohérent de réclamer la fermeture des mines d’or en Guyane et de s’accommoder de la catastrophe écologique que provoque l’extraction des terres rares nécessaires à la construction des générateurs électriques des énergies renouvelables ?

Comment peut-on condamner l’exploitation des gaz de schistes et s’approvisionner en pétrole aux États-Unis ou au Canada ?

Posture ou pas ? Tartuferie sans aucun doute. « Words, words, words » aurait dit Shakespeare. Assurément.

Claude Dejoue, Gauriac (33)