Dernière mise à jour : 17 septembre 2018

Science Technologies Actions 4 juin 2018 France

Politique énergétique

Appel solennel pour une commission scientifique pluridisciplinaire et indépendante.

Science Technologies Actions

Par Bernard Durand, Bertrand Cassoret, Jean-Pierre Riou pour le collectif Science Technologies Actions*
* Groupe d'action pour la promotion des sciences et des technologies, composé de salariés du secteur public, privé ou indépendants, chercheurs, ingénieurs, techniciens, médecins, enseignants, agriculteurs et autres citoyens consternés par la marginalistaion de la science et les attaques incessantes contre les technologies innovantes, nous entendons faire entendre la voix de la raison, de l'approche scientifique et du progrès, notamment auprès des décideurs politiques et des médias.

Science Technologies Actions
Science Technologies Actions

En raison des principes fondamentaux et incontestables devant présider à toute politique énergétique*, après avoir constaté :

  • l’atteinte à la Raison d’État que constitue la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV)
  • ses conséquences sur notre industrie,
  • le caractère irréaliste de ses objectifs,
  • le manque de vraisemblance de son financement,
  • l’échec de sa mise en œuvre au regard des avantages espérés, tant en termes de maîtrise des coûts, de sécurité d’approvisionnement que d’impact sur l’environnement.

Le collectif Science Technologies Actions (STA) appelle solennellement Monsieur le Président de la République à mettre en œuvre une expertise scientifique pluridisciplinaire et indépendante chargée d’évaluer les coûts, avantages et inconvénients des dispositions de la LTECV.

Dans l’attente des conclusions de cette expertise, STA demande de décréter sans délai un moratoire visant à interdire l’implantation de nouvelles capacités de production d’énergie non pilotable (photovoltaïque et éolien) qui ne seraient pas couplées avec une nouvelle capacité de stockage équivalente lui permettant l’adéquation aux exigences du système électrique.

Ces capacités de stockage sont en effet nécessaires pour permettre à ces « énergies nouvelles » de remplacer quelque puissance pilotable que ce soit.

STA demande également d’exclure la fermeture de tout réacteur jugé sûr par l’Autorité de sureté nucléaire, et notamment de surseoir à la procédure de fermeture de la centrale de Fessenheim.

Cet appel est formulé, en raison du caractère pour le moins hypothétique des orientations actuellement choisies et de la gravité de la situation irréversible que ces orientations impliquent.

Le pire ne pouvant être évité que par la survenue providentielle de ruptures technologiques, notamment dans le domaine du stockage que, dans l’état actuel des connaissances, rien ne permet d’espérer.

Or une rupture technologique ne se décrète pas.

* Nos positions : Politique énergétique