Dernière mise à jour : 28 avril 2017

« Pilleurs de paysages, pirates du vent »

« Quand notre territoire sera couvert d’éoliennes, ces opérateurs seront partis mettre à sac d’autres paysages et il ne nous restera que les yeux pour pleurer ! »

Les élus de la Capso ne veulent plus de nouvelles éoliennes sur leur territoire.
L'Écho de la Lys 13 avril 2017 Pas-de-Calais

Éoliennes : François Decoster s’énerve contre « les pirates du vent »

Par T.S-M.

Il n’y a pas que la réception de son avis d’imposition qui peut gâcher une journée, les entreprises spécialisées dans l’implantation d’éoliennes ont également ce pouvoir. François Decoster, le président de la Communauté d’agglomération du Pays de Saint-Omer, vient d’en faire l’amère expérience en recevant un courrier de l’entreprise Boralex, notamment implantée à Blendecques.

Dans ce courrier, le fournisseur d’électricité invite le maire de Saint-Omer à un atelier de travail le 20 avril en mairie d’Helfaut « pour poursuivre les échanges sur la trame d’implantation (ndlr : d’un projet éolien au sud de Saint-Omer), les retombées pour le territoire et l’information de la population. »

Or, les élus de la Capso ont clairement dit non à toute nouvelle implantation d’éoliennes sur leur territoire. « Les quatre intercommunalités fondatrices de la Capso ont clairement fait connaître, fin 2016, dans un document envoyé aux opérateurs éoliens, qu’elles ne souhaitaient pas plus d’éoliennes sur notre territoire que celles déjà implantées ou ayant un permis de construire au 31 décembre dernier », écrivait ce jeudi matin François Decoster sur sa page Facebook.

« Pilleurs de paysages », « pirates du vent »

Et l’élu audomarois de tirer à boulets rouges sur « ces pirates du vent » :

« Mais il faut leur dire dans quelle langue pour qu’ils comprennent enfin ? Alors je dis STOP à ces démarchages, marchandages, fausses concertations menées par ces pilleurs de paysages qui font comme si les habitants de notre territoire et leurs élus comptaient pour du beurre ! Quand notre territoire sera couvert d’éoliennes, ces opérateurs seront partis mettre à sac d’autres paysages et il ne nous restera que les yeux pour pleurer ! Alors non, je ne les laisserai pas faire sans rien dire. J’aime trop notre territoire et notre cadre de vie pour laisser ces pirates du vent nous voler ce bien commun que constitue notre belle ruralité ! »

Il y en a qui doivent avoir les oreilles qui sifflent en ce moment.