Dernière mise à jour : 17 août 2017

Claude Brasseur 18 avril 2016 Belgique

Avez-vous bu l’eau du puits ?

« Un exemple de plus dans le domaine éolien : tout ce que nous observons comme malversations dans la société ne peut s’expliquer que par la mentalité d'esclave des uns et la rapacité infinie des autres... »

Puits

Pour tout le Québec, une centrale hydro-électrique géante assure plus qu’à suffisance une fourniture régulière d’électricité. Plus propre et moins cher à produire n’existe pas !

Dans ce pays aussi, le lobby éolien a réussi à implanter des éoliennes. Il y a même une usine géante uniquement pour le marché local. Le courant fourni erratiquement est cher et, surtout, totalement inutile.

Depuis 10 ans, le lobby mondial éolien oblige le gouvernement québécois à commander des éoliennes inutiles avec une menace : l’emploi ! La menace fonctionne. Il serait pourtant infiniment moins onéreux pour le pays d’offrir un salaire complet aux travailleurs sans emploi. Incroyable ? Non, il suffit apparemment de créer une énorme escroquerie pour pouvoir la continuer.

Et la question du moment est : le tout nouveau Premier ministre du Québec Couillard, cédera-t-il aux menaces pourtant stupides (1) comme ses prédécesseurs ou aura-t-il assez de bon sens et de courage pour penser aux finances de ses concitoyens ?

P.S. En Australie, la Commission du Sénat présidée par John Madigan a récemment désigné l’éolien "escroquerie du siècle".

(1) Écrivez "Khalil Gibran. Le roi sage" sur Google (ou lire ci-dessous, NDLR) et vous saurez si vous-même avez "bu l’eau du puits"...

Claude Brasseur

Le roi sage

Un roi, puissant et sage à la fois, gouvernait jadis la ville de Wirani. Ses sujets le craignaient pour sa puissance et l’aimaient pour sa sagesse.

Au cœur de cette ville, il y avait un puits dont l’eau était fraîche et cristalline. Tous les habitants de la ville en buvaient, même le roi et ses courtisans ; car il n’y avait pas là d’autre puits.

Une nuit, alors que tout le monde dormait, une sorcière pénétra dans la ville et laissa tomber dans le puits sept gouttes d’un liquide étrange en disant : « Tous ceux qui, à présent, boiront de ce puits deviendront fous. »

Le lendemain, tous les habitants de la ville, excepté le roi et son chambellan, burent de cette eau et devinrent fous, comme la sorcière l’avait prédit.

Et tout le long de ce jour-là, les habitants de la ville cheminaient dans les rues étroites et sur les places de marché en chuchotant les uns aux autres : « Le roi est fou. Notre roi et son chambellan ont perdu la raison ; nous refusons d’être gouvernés par un roi fou. Il faut le détrôner. »

Ce soir-là, le roi fit remplir un gobelet doré de l’eau du puits. Et quand on le lui présenta, il y but longuement et le donna à son chambellan qui fit de même.

Grande fut la réjouissance du peuple dans la ville lointaine de Wirani : le roi et son chambellan avaient, en effet, recouvré la raison.

Extrait de « Le Fou » de Khalil Gibran, publié en 1918.