Dernière mise à jour : 21 août 2017

Boulevard Voltaire 5 septembre 2016 France

Éolien : scandale d’État

L’escroquerie aux énergies renouvelables, véritable scandale légalisé par l’État, persiste sans que les Français n’en soient conscients.

Éolien : scandale d’État
Éolien : scandale d’État

Par Olivier Damien
Docteur en droit – Commissaire divisionnaire honoraire

Olivier Damien
Olivier Damien


Avec le triplement annoncé du parc éolien français au cours des prochaines années, le nombre de machines installées dans notre pays devrait passer d’ici 2023 de 7.000 à 21.000. L’escroquerie aux énergies renouvelables, véritable scandale légalisé par l’État, et dénoncé depuis de nombreuses années par des scientifiques, des économistes et des écologistes de renom, persiste donc sans que la plupart des Français n’en soient informés, ni même conscients.

Face à la complicité entretenue par les promoteurs d’éoliennes et l’État, il est vrai que le citoyen ne pèse pas lourd. Souvent informé au dernier moment de l’existence d’un projet d’implantation d’éoliennes dans sa région, projet qui fera perdre en moyenne 40 % de leur valeur aux biens immobiliers environnants, les habitants concernés ne disposent, en général, ni des moyens ni des structures pour s’opposer à des multinationales qui ont pris le temps, au préalable, de « convaincre » les élus concernés. En effet, bien peu de ces derniers – les nombreux procès pour conflits d’intérêts ou corruption en attestent –, résistent aux fortes pressions de l’argent facile !

Porté par un message mensonger des constructeurs et de l’État, selon lequel l’éolien serait une alternative énergétique crédible, et donc porteur d’avenir pour la planète, notre territoire voit ainsi apparaître ici et là des machines de plus en plus hautes (150 mètres aujourd’hui) et de plus en plus dangereuses pour notre environnement. Bien peu de nos concitoyens savent qu’une éolienne, dont le temps de production énergétique est de 20 % environ, est relayée, le reste du temps, par des centrales à charbon ou à gaz. L’Allemagne, qui a fait depuis longtemps le choix de l’éolien, a donc dû développer de nombreuses centrales de ce type, ce qui fait aujourd’hui de ce pays un des premiers pollueurs d’Europe.

Par ailleurs, qui sait que pour soutenir chaque éolienne, 1.500 tonnes de béton et 40 tonnes de ferraille sont nécessaires. Et que même lorsqu’elle sera démontée – pour la modique somme de 300.000 euros environ à la charge du propriétaire du terrain –, ce béton et cette ferraille continueront de polluer, de façon irréversible, notre sous sol et nos paysages.

Subventionné de façon inique via la contribution au service public de l’électricité, et là encore à l’insu du consommateur qui paie, souvent sans le savoir, deux fois plus chère qu’elle ne coûte une énergie non rentable et économiquement inutile puisque la France, hors éolien, exporte 15 % de son électricité, ce sont en réalité les actionnaires, la plupart du temps étrangers, et leurs fonds de pension qui profitent de cette manne financière.

A défaut de battre des records en termes d’énergie renouvelable, notre ministre de l’Environnement battra certainement celui du bétonnage. Avec les 30 millions de tonnes de béton nécessaires à l’ancrage des 21.000 éoliennes prévues, la France égalera le record de l’organisation Todt, qui en avait utilisé autant pour la construction du mur de l’Atlantique !