Dernière mise à jour : 22 novembre 2017

Boulevard Voltaire 13 novembre 2017 Belgique

Éoliennes : la maladie « verte » est mortelle

Pourquoi acceptons-nous cette dictature « verte » qui, à partir de l’Allemagne, répand déjà un nuage de pollutions sur l’Europe ?

Énergie éolienne
La maladie « verte » est mortelle. (Russ Seidel CC BY-NC-ND 2.0)

Par Claude Brasseur, mathématicien astronome, chercheur et fondateur d’un centre de recherche sur les énergies renouvelables
brasseurvossen@skynet.be

L’Allemagne, la Belgique et la France installent de plus en plus d’éoliennes. L’Allemagne doit bien vendre ces engins dont nombre de pays ne veulent pas. Des pays en veulent si nous les leur payons (les cent milliards annuels de la COP21). Ces engins sont polluants par l’indispensable complément de centrales thermiques ultra-polluantes, ils sont chers, ils rendent progressivement les riverains malades… Pourquoi acceptons-nous cette dictature « verte » qui, à partir de l’Allemagne, répand déjà un nuage de pollutions sur l’Europe ?

Nous l’acceptons parce que les gains énormes du lobby éolien lui permettent de matraquer les médias, de « convaincre » nos hommes politiques, d’éviter de nous instruire ! Le citoyen honnête ne voit que l’alternative « nucléaire qui tue – éolien qui sauve ». Vue compréhensible mais simpliste qui date de Tchernobyl !

La centrale de Tchernobyl était avant tout militaire, servait accessoirement à donner du courant électrique. Des ordres contradictoires ont été exécutés par des incompétents et l’Europe a subi le nuage radioactif venu d’Ukraine. La peur de voir se renouveler pareil désastre a mis un frein aux recherches dans le domaine du nucléaire. Cette peur était plus que compréhensible ! Elle est revenue à la surface avec Fukushima alors que, là, il n’y a eu aucune mort liée au nucléaire… seulement une stupide erreur humaine de vouloir sauver les réacteurs.

Si les réacteurs actuels sont d’origine militaire, certains réacteurs civils en test sont sans le moindre danger, même en cas d’erreur humaine, même en cas d’attaque terroriste. Il s’agit du nucléaire de la 4e génération. Son développement a été retardé par la peur. Certaines variantes promettent tous les avantages qu’on peut espérer d’une source d’énergie électrique : aucun danger de radiations en cas de problème, aucun risque d’explosion. La sécurité est totalement passive. Il consomme les déchets des anciennes centrales qui nous encombrent actuellement. Il dispose d’uranium ou de thorium pour des milliers d’années. Le prix de cette énergie est ridiculement bas, il est même possible de construire de petites centrales près d’un centre industriel, dans des agglomérations… j’en voudrais une dans mon jardin ! On les appelle des SMR (Small Modular Reactor). Dans ce domaine, la Belgique avait une avance spectaculaire jusqu’en 2010…

La géothermie fait d’énormes progrès. Elle profite des recherches et techniques permettant des forages à grande profondeur, permettant d’atteindre le magma. L’Islande a déjà deux ans d’expérience réussie à Krafla. Il s’agit d’une source d’énergie éternelle. Encore un peu de patience.

Claude Brasseur
Claude Brasseur

Le gaz et le pétrole de schiste font peur. À l’origine, cette peur était bien justifiée car les exploitations étaient très polluantes. Grâce à George Phydias Mitchell, des progrès ont été faits qui permettent non seulement de forer à grande profondeur mais aussi d’en réduire le nombre. Aucun risque d’effondrement ni de pollution, mais un gaz qui peut nous servir dans les centrales au gaz « turbine-vapeur » de 60 % de rendement, nettement moins polluantes que le couple éoliennes-centrales « turbine simple » de 40 % de rendement. Ce gaz peut nous être utile tant que les centrales nucléaires de 4e génération n’ont pas réussi à convaincre. La Chine, l’Inde, la Russie et le Canada s’activent ! Des dizaines de pays qui en ont les moyens financiers développent le nucléaire.

Nous ne faisons rien…

L’éolien est condamné à disparaître et l’« explosion » actuelle ne peut s’expliquer que par la crainte du lobby d’être bientôt empêché de continuer son escroquerie. Il sera empêché de la continuer le jour où tout le monde aura compris que le réchauffement climatique actuel n’a rien d’anthropique, n’a aucun lien avec le gaz carbonique (CO2), qu’on nous ment pour remplir quelques poches !

Une seule conclusion s’impose : instruisons-nous, obligeons nos hommes politiques à s’instruire, faisons barrage à la ruine qui nous guette, évitons la pollution « verte » qui nous tue.