Dernière mise à jour : 16 octobre 2017

Claude Brasseur 15 septembre 2015 BelgiqueBelgique

GIEC, bientôt la fin de l'hystérie ?

« Si l'augmentation des taux des gaz à effet de serre type CO2 n'a pas d'effet sur le climat, il y a peut-être d'autres pistes permettant de prédire les variations naturelles du climat ? »

Claude Brasseur
Claude Brasseur

Par Claude Brasseur,
mathématicien et chercheur (a enseigné l'astronomie)

Aujourd'hui, pour que vous soyez un citoyen « correctement vert » ou pour que, à l'université, vos recherches dans le vaste domaine de la climatologie soient financées, il vous faut soutenir les deux thèses du GIEC :

  1. Le gaz carbonique (CO2) est la cause principale de l'augmentation de la température sur terre. (du « changement climatique », dit-on à l'heure actuelle).
  2. C'est l'homme qui – en quelques dizaines d'années – est cause du passage de 0,0003 à 0,0004 du CO2 de l'atmosphère.

La science concerne les faits observables, non les opinions, et nous savons avec certitude deux choses :

  1. Notre climat est actuellement un peu plus chaud qu'il ne l'était durant la période précédente, les froides années 1970.
  2. Le CO2 dans l'air est passé de 0,0003 à 0,0004.

Les modèles d'évolution du climat autorisés (!) par le GIEC sont toujours liés au taux de CO2, gaz dit à effet de serre. Tous ces modèles ont été totalement infirmés par les faits observables : la température ne monte pas malgré un supplément de 30 % de CO2 dans l'atmosphère en quelques dizaines d'années ; ces températures n'étaient d'ailleurs pas plus élevées il y a cent millions d'années malgré un taux de CO2 seize fois plus élevé qu'à l'heure actuelle.

Si l'augmentation des taux des gaz à effet de serre type CO2 n'a pas d'effet sur le climat, il y a peut-être d'autres pistes permettant de prédire les variations naturelles du climat ?

Activité solaire
Montage d'images prises au télescope à rayons X du satellite Yohkoh, montrant les variations de l'activité du soleil durant un cycle de taches solaires d'août 1991 à septembre 2001. (Image : Yohkoh/ISAS/Lockheed-Martin/NAOJ/U. Tokyo/NASA)

Un parallèle semble établi entre les températures sur terre et l'activité du soleil, et plus précisément le nombre de taches solaires. C'est ainsi, par exemple, qu'un minimum d'activité du soleil coïncide avec une période de très grands froids au début du 19e siècle (minimum de Dalton) et c'est ici qu'intervient une découverte faite récemment par la mathématicienne astronome Valentina Zharkova et son équipe. Elle a pu décrire les mouvements de matière sous le soleil. Sa découverte a permis de reconstruire à la perfection l'évolution du nombre de taches solaires par le passé et permet tout aussi précisément de décrire l'activité future du soleil. Son peu d'activité dans un proche avenir nous promet une sévère période froide...

On peut se demander si la portée des calculs de Valentina Zharkova (1) sera appréciée à sa juste valeur par les responsables politiques du COP21 de décembre 2015 en France, s'ils permettront d'éviter le suicide économique de l'Europe via les dépenses folles dans les énergies renouvelables, énergies chères, erratiques et polluantes (2) pour les citoyens mais corne d'abondance pour leurs promoteurs sans scrupules. Le GIEC cessera-t-il d'alimenter une hystérie qu'il a créée de toutes pièces ?

(1) Une présentation didactique de son travail peut être trouvée sur le blog de Jacques Henry (Climat, épisode 6).

(2) L'Allemagne et le Danemark n'ont jamais autant pollué que depuis l'installation de milliers d'éoliennes... complétées – puisque le vent ne souffle pas sur demande – par des centrales au charbon quand ce n'est pas à la lignite ! Précisons que, partout, elles vivent à 90 % d'aides publiques.

Par Claude Brasseur - 15 septembre 2015