Dernière mise à jour : 16 octobre 2017

Préambule

Souvent, on parle de « science » quand en réalité on parle d’une opinion. Est aujourd’hui considéré comme « vérité scientifique », ce qui obtient le plus large consensus, non ce qui a été vérifié dans les faits. Cette attitude est soigneusement entretenue par les médias. Elle permet à ceux qui ont les moyens financiers de faire passer pour « vérité scientifique » ce qui leur est utile. Cette « vérité scientifique » entrera dans toutes les têtes, instillée par tous les médias. Qui oserait mettre en doute « ce que tout le monde sait » ??

Ainsi, si je dis que l’actuel réchauffement climatique n’est en rien lié à l’activité humaine et qu’il prendra bientôt fin, que je le sais par la découverte de Valentina Zharkova et son équipe d’astronomes mathématiciens, on me répond : « Je ne partage pas ton opinion ! ». Il ne s’agit pas d’une opinion mais d’une vérité scientifique que tout astronome peut vérifier, à savoir le parallèle entre le nombre de taches solaires et le climat.

En déviant les esprits des vrais problèmes que sont les pollutions tragiques engendrées par notre société vers de faux problèmes — le rôle imaginaire du CO2 dans le réchauffement climatique — les entreprises concernées peuvent continuer à polluer et engranger des centaines de milliards de dollars ! Quasi personne ne veut de mes explications de mathématicien astronome, même présentées de manière accessible.

Une question me vient : où en est l’enseignement des sciences ? De l’histoire ? Pourquoi si peu de curiosité, d’esprit critique ?

Claude Brasseur

P.S.   Plus une société s’éloigne de la vérité, plus elle hait ceux qui la disent.

George ORWELL

Claude Brasseur 23 novembre 2016 Belgique

La géothermie exploite le magma

On continue à nous imposer des éoliennes dont l’énergie est intermittente – cause de pollution augmentée ! - et horriblement chère. Elles sont nocives pour la santé animale comme humaine. Comment justifier cette obstination alors que, par exemple, la géothermie (1) commence à fournir une énergie propre éternellement renouvelable et peu coûteuse à l’humanité ? À des milliers d’endroits sur toute la planète, endroits souvent marqués par le volcanisme, le magma est à peu de profondeur. Après avoir atteint fortuitement ce magma à seulement 2 km de profondeur, les Islandais ont réussi à l’exploiter. (2)

Iceland Deep Drilling Project
Géothermie profonde en Islande (photo : Iceland Deep Drilling Project)

Par Claude Brasseur, mathématicien astronome, chercheur et fondateur d’un centre de recherche sur les énergies renouvelables
brasseurvossen@skynet.be

Le magma, roche liquide, ici à 900 °C, alimente un échangeur qui produit de la vapeur sous pression. On obtient ainsi un rendement très élevé en électricité et il n’y a pas de risque d’épuiser la source.

Après cette réussite technique, au départ un peu due au hasard, les Islandais tentent maintenant de réussir méthodiquement cette opération et de fournir 50 000 KW électriques de manière rentable, stable, prévisible et à la demande. Ce qu’ils font, peut être fait un peu partout ! On peut opposer cette réussite à la catastrophe éolienne : 10 000 milliards d’euros auront été perdus d’ici 2020 sans autre utilité que la satisfaction des promoteurs et leurs actionnaires. Banques, politiciens, certaines personnes qui se croient écologiques participent à la « fourniture » d’une énergie imprévisible, intermittente et où chaque KWh imposé est subventionné à 80 %. Ces subventions que chaque citoyen paye doivent être déboursées en permanence !

Imaginez tous les progrès dans le domaine des sources d’énergie du futur qu’on aurait pu faire avec ces 10 000 milliards, milliards perdus pour l’humanité.

Aujourd’hui, 11 000 mégawatts d’électricité sont fournis par la géothermie qui exploite les sites les plus favorables. Il s’y ajoute de nombreux chauffages urbains. C’est l’équivalent de 11 centrales nucléaires. Cette puissance double chaque décennie depuis un siècle. Les progrès techniques et des matériaux utilisés sont très prometteurs à l’heure actuelle. Les sites les plus favorables sont mis en valeur et rentabilisés par l’électricité produite. Précisons encore que l’éolien a besoin de centrales thermiques nécessaires à l’équilibrage de sa production fantaisiste... et plus il y a d’éoliennes et plus cette dépendance s’aggrave. Le prix du kWh éolien augmente sans cesse avec l’augmentation du nombre d’éoliennes (!) et ce prix dépasse aujourd’hui de 5 fois le prix réel de production des kWh les plus concurrentiels !! Le prix du kWh géothermique est concurrentiel.

Heureusement, lentement mais sûrement, les centrales géothermiques se multiplient. Des sociétés comme ORMAT (3) développent des techniques pour extraire des kWh électriques d’un maximum de sources de chaleur disponibles. Ces sources sont disponibles en grande quantité mais à des températures relativement basses. À Mol en Belgique, la Région flamande finance un forage destiné à exploiter un réservoir d’eau chaude, réservoir atteint par un premier forage. La puissance thermique est évaluée à environ 15 000 KW et la puissance électrique espérée de 1500 KW... pour le moment. (4)

Avec 4000 forages dans le Limbourg, la Flandre serait alors autonome en électricité ! À Mons, de nombreux immeubles sont déjà chauffés par la géothermie (5). Malheureusement, les progrès dans le domaine des énergies saines, propres et abondantes de l’avenir se font au ralenti : presque tous les moyens financiers sont dévorés par le lobby éolien mondial. On peut espérer que les premiers succès de la géothermie, applicables un peu partout sur terre, mettront fin à cette hémorragie. Ces succès feront quand même des 200 000 éoliennes actuelles une preuve cuisante, ruineuse pour les prochaines générations, de cette parole de Saint Thomas d’Aquin : « La convoitise a quelque chose d’infini. ».

Par Claude Brasseur - 23 novembre 2016