Dernière mise à jour : 24 mai 2018

Claude Brasseur 12 décembre 2017 Belgique

Les éoliennes sont l’avenir, vous êtes libre de le croire !

« Et moi, je sais bien qu’en fin de compte la “science consensuelle” cédera la place à la vérité — la vérité finit toujours par s’imposer — et j’espère que nous ne serons pas ruinés, pollués, malades avant ! »

Tatouage éoliennes
(photo : Mez Love CC BY-NC-ND 2.0)

Par Claude Brasseur, mathématicien astronome, chercheur et fondateur d’un centre de recherche sur les énergies renouvelables
brasseurvossen@skynet.be

L’époque postmoderne a mis fin aux inégalités sociales, raciales, intellectuelles, morales, religieuses, politiques… aux inégalités liées à l’âge, au sexe. Vive l’égalité ! Nous faisons tous exactement ce que nous voulons, sans entraves. Vive la liberté !
Etonnant à dire mais, en lisant le livre Le dérèglement moral de l’Occident de Philippe Bénéton, on comprend que nous vivons, à l’époque postmoderne, plutôt l’esclavage de la liberté, de l’égalité.

Nous sommes libres de dire, faire exactement ce que nous voulons à condition de dire et de faire ce que veulent ceux qui sont « plus égaux que les autres » grâce à leur argent, à leur influence. Gare à celui qui n’est pas libre comme il faut ! Il sera moqué, ostracisé, il n’aura pas l’occasion de se faire connaître, de faire connaître une vérité bien prouvée et vérifiable… vérité qui déplaît à ceux qui veulent faire connaître la vérité librement acceptée par tous, la vérité consensuelle.

L’auteur ne donne pas d’exemple précis — il y en a trop — mais j’en propose un : le réchauffement climatique.
Le refroidissement climatique annoncé par les astronomes a commencé. Je lis des chiffres réels que chacun peut vérifier s’il a ou s’il veut acquérir les compétences nécessaires pour comprendre leur portée. Dans la presse, on parle d’ours polaire mourant de faim à cause du réchauffement climatique, on parle de narvals mourant de stress à cause du réchauffement climatique. Nos hommes politiques se réunissent à Paris et ailleurs pour tenter, à coup de milliards d’euros et de milliers d’éoliennes, de remédier à ce « réchauffement climatique catastrophique qui s’aggrave chaque année ». Si j’envoie une rectification aux ministres concernés, je reçois cette réponse du plus poli parmi eux : « Nous avons pris la décision de favoriser les énergies vertes. » POINT. Si je l’envoie à la presse, la réponse est : « Nous n’avons pas de place. » Les uns et les autres obéissent à ceux qui nous vident le gousset et ce avec notre accord.

Claude Brasseur
Claude Brasseur

Mathématicien et astronome, j’étudie des travaux scientifiques, les comprends, les compare, sais distinguer le vrai du faux (1). Devant la « science consensuelle », devant la « liberté » des médias, je suis impuissant. Même des proches disent gentiment : « On connaît les opinions de Claude ». Ils le disent avec un petit sourire moqueur car eux, ils connaissent LA vérité, celle du consensus général, bien conditionné et librement fixé.

J’ai même lu le commentaire : « Les éoliennes sont magnifiques, il y en a des dizaines près de chez moi, leur clignotement la nuit m’émeut et, sachant qu’elles fournissent de l’électricité à des milliers de ménages, je suis heureux. Le vent est gratuit ! » Je ne songe pas à demander à cette personne de s’instruire. Elle sait. Et moi, je sais bien qu’en fin de compte la « science consensuelle » cédera la place à la vérité — la vérité finit toujours par s’imposer — et j’espère que nous ne serons pas ruinés, pollués, malades avant !

Orwell, dans 1984, avait inventé le « novlangue » au service de Big Brother, du pouvoir absolu de Big Brother. Nous voyons enfin le visage de Big Brother : il est immensément riche mais est incapable de se consacrer à autre chose qu’à devenir encore plus riche grâce au consensus qu’il crée, que nous acceptons « librement » et qui lui remplit les poches.

P.-S. Et quand je vois qu’une pétition « pour sauver un cheval malade qui risque l’euthanasie » récolte en quelques jours cent fois plus de signatures qu’une pétition « pour sauver un enfant malade des éoliennes » (Eric Y. Zou a pu mesurer ce danger des éoliennes)… Je me sens mal.

(1) Le GIEC cautionne régulièrement de faux articles qui font la une des COP et de la presse, ensuite les supprime discrètement de ses rapports. D’autres mensonges suivent...

Article de Claude Brasseur — 12 décembre 2017