Dernière mise à jour : 20 mars 2019

Claude Brasseur 24 février 2019 Belgique

La nouvelle Apocalypse

Excellente trouvaille, ce danger du CO2, qui permet de vendre des milliers d’éoliennes affreusement coûteuses mais rapportant gros à leurs constructeurs et à leurs promoteurs.
Et tant pis si le résultat est une augmentation de la pollution comme en Allemagne !

Marche pour le climat dans les rues de Bruxelles
Des jeunes marchent « pour le climat », comme ici dans les rues de Bruxelles le 24 janvier 2019. (Photo : Le Soir/Sylvain Piraux)

Par Claude Brasseur, mathématicien astronome, chercheur et fondateur d’un centre de recherche sur les énergies renouvelables — brasseurvossen@skynet.be

Claude Brasseur
Claude Brasseur

L’Allemagne n’a jamais autant pollué que depuis qu’elle installe des éoliennes « pour lutter contre le CO2 anthropique ». Des jeunes marchent « pour le climat », nous présentent le monde apocalyptique qui nous attend si nous ne luttons pas « pour un avenir propre, contre le CO2 ». Le journal flamand De Standaard présente deux savants — un géologue et un statisticien — qui racontent longuement ce qu’ils savent à propos de ce monde apocalyptique.

J’ai lu le texte du journal dans l’espoir de m’instruire. Las ! Leurs « arguments » ont autant de poids que les discours de l’ancien curé de village voulant éloigner ses ouailles du péché. Ainsi, ils nous présentent une Flandre sous eau, des pôles dégelés… dans deux siècles. Et pas plus de moyen de vérifier que pour l’enfer après la mort, même pas de chiffres pouvant permettre une extrapolation.

Je ne comprenais pas que des lecteurs puissent prendre au sérieux ce bavardage de bas niveau et puis… la lumière s’est faite ! Les premiers chrétiens donnaient leurs biens à l’Église pour être sûrs d’aller au ciel. Ils attendaient le nouveau monde pour « demain ». Plus tard, des millions de gens ont investi dans les indulgences pour s’éviter le feu de l’enfer : la peur des uns rapporte aux autres.

Au milieu du 20e siècle, armes, avions, fusées ont pu être construits à grands frais — et grand bénéfice pour certains — « grâce » à la crainte d’une guerre nucléaire… Et puis, l’URSS a cessé d’exister, d’être une menace de chaque instant. Et puis, des malins ont découvert le CO2 pour s’enrichir.

Excellente trouvaille, ce danger du CO2, qui permet de vendre des milliers d’éoliennes affreusement coûteuses mais rapportant gros à leurs constructeurs et à leurs promoteurs… Et tant pis si le résultat est une augmentation de la pollution comme en Allemagne ! Les éoliennes polluent dès l’extraction des métaux rares indispensables à la fabrication des têtes, elles polluent dès leur installation par l’usage de matériaux polluants, elles polluent dès leur mise en fonction car, comme il n’y a pas assez de vent 80 % du temps, elles sont complétées par des centrales au gaz polluantes (1). C’est ainsi que l’Allemagne n’a jamais autant pollué que depuis qu’elle est « Grün ».

Il me faut bien reconnaître mon admiration devant le génie de ceux qui savent à ce point exploiter la peur, peur naturelle chez tout être vivant voulant vivre, peur qui peut rapporter gros !
Précisons qu’une lutte réelle contre les vraies pollutions, lutte parfaitement possible, n’enrichirait pas quelques parasites mais demanderait aux responsables de respecter des normes, d’installer par exemple des filtres. Ce respect des normes coûterait à ceux qui construisent, à ceux qui exploitent le sol, les industriels… Non à tous les « croyants ».

(1) Des centrales au gaz souples, capables de suivre le vent, ont un rendement de 40 % alors que des centrales au gaz turbine-vapeur ont un rendement de 60 %. On pourrait en installer à la place du couple éoliennes – centrales souples, faire de fameuses économies d’argent et de pollution. Mais voilà, seules les éoliennes sont « Grün » et quand on sait que l’Allemagne a jugé les centrales au gaz souples trop chères, les remplace par des centrales au charbon ou carrément au lignite… On en arrive à se poser des questions.

Article de Claude Brasseur — 24 février 2019