Dernière mise à jour : 11 décembre 2017

B. F. 6 octobre 2016 France

« Il en faut bien, de l’éolien ! »

« Comme s’il s’agissait d’une recette de ratatouille dans laquelle il faudrait bien un poivron ! »

Oui, vous parlez de l’effet négatif sur les animaux et c’est très bien. Car un animal n’a aucun avis sur la question, ni philosophiquement, ni politiquement, ni écologiquement, ni économiquement parlant. Cependant, sans tous ces critères d’appréciation, il en ressent des effets dommageables. Il est regrettable qu’il ne puisse s’exprimer sur le sujet, ce serait un cas intéressant, on ne pourrait l’accuser, comme c’est le cas pour les humains lorsqu’ils s’insurgent contre les nuisances, d’être pronucléaire ! (ce qui résume la pauvreté d’analyse, quand les pro-éoliens vous sortent cet argument, ils ont tout dit !). Il y a aussi des naïfs, crédules, gogos (rayez les mentions inutiles), pour vous répondre : « Il en faut bien ! ». Comme s’il s’agissait d’une recette de ratatouille dans laquelle il faudrait bien un poivron !

On inculque, dans les écoles, aux enfants, sur des esprits frais et sans jugement, qu’il faut un mix énergétique, donc qu’il en faut bien, de l’éolien !

Maintenant parlez à des victimes de ces turbines et vous pourrez commencer à vous poser des questions pour peu que vous soyez honnête intellectuellement. Pourquoi ces gens, souvent les plus modestes, vivant en rase campagne, qui ne bénéficient pas de tous les avantages colossaux de ce que l’on nomme de nos jours « les quartiers », devraient-ils subir cette torture constante au nom de cette inutilité.

Déjà ces gens sont prisonniers, soit ils sont agriculteurs et ne vont pas implanter leur outil de travail en ville, soit ils ne peuvent fuir économiquement, les loyers ou les maisons étant trop chers en ville, mais surtout ils sont assez éduqués pour ne pas aller brûler des voitures, casser des vitrines, brûler des pneus sous les fenêtres des préfectures, incendier des routes, bref ce sont des gens respectueux du bien d’autrui, sachant ce que leur coûte le leur de pauvre bien, et de ce fait on peut leur imposer ce que d’autres ne pourraient supporter sous peine de dégradation.

On appâte les maires de ces petits bleds avec trois francs six sous, toujours bons à prendre étant donné l’état de leurs finances, on les baratine sur les bienfaits rendus à la collectivité et hop ! C’est dans le sac ! Bernés pour 20 ans !

Ils veulent croire que l’éolien résoudra les problèmes du réchauffement climatique ! Qu’ils regardent un peu la circulation aérienne, la circulation automobile, et le transport par poids lourds !!! Sans compter cette aberration des courses automobiles. Je connais un petit village fier de ses éoliennes — qui résoudront le réchauffement climatique, cela va sans dire — mais qui participe activement, à un rallye automobile chaque année pendant 24 h de vroum-vroum à pleins gaz ! Tout autour de ces totems écolos ! Cherchez l’erreur ! Madame la Ministre de l’Écologie aurait pu commencer par interdire ce gaspillage inutile, mais là n’est pas la question, n’est-ce pas ?

Donc éolien indispensable, dit-Elle ! Pour lutter contre le changement cli-ma-tic, c’est une décision pô-li-tic !

Que supportent et paient les autres ! (pas Elle !)

Si l’éolien était rentable (oui en effet le taux de charge est compris entre 20 et 25 %), il n’aurait nul besoin d’être perfusé de subventions, de prix de rachat exorbitant pour un courant superfétatoire. Or, sans tous ces avantages, vous les verriez fuir ces « promoteurs » des installations dans le vent.

Quant aux victimes (oh que c’est mal d’être victimes, n’ont qu’à se sauver et voilà tout !), elles devront supporter non seulement les nuisances, oui l’effet des avions qui tournoient sans se poser, et les infrasons à la maison. De jour, de nuit, tout au long de l’année × 20 ans, dans leur baraque ayant perdu 30 à 40 % de sa valeur. Quand, par chance elle est vendable, mais c’est plutôt du domaine de l’utopie !

Donc un sommeil de chien, de deux demi-oreilles, les réveils plusieurs fois par nuit, les maux de tête, les nausées, les vertiges, la fatigue, l’usure physique et mentale.

Dommage que ces victimes ne deviennent pas vertes à pois mauves pour prouver leur état !

Il est plus répréhensible aujourd’hui de critiquer tel ou tel, en raison d’une différence quelconque, que d’imposer la ruine et la torture aux ploucs !

Remercions les « Verts » d’outre-Rhin pour leur intelligence, surtout celle d’avoir su persuader les autres (les nôtres), qui sont incompétents et inconséquents !

B. F.